
À propos de PLAYI
PLAYI : l’histoire d’une idée devenue une aventure de terrain
PLAYI ·
PLAYI n’est pas né d’un catalogue de technologies, mais d’une question : peut-on rendre l’apprentissage plus concret grâce à l’immersion ? La réponse s’est construite sur le terrain.
Au début, il y a un casque et beaucoup de questions. Que ressent une personne lorsqu’elle entre dans une situation plutôt que de la regarder sur un écran ? Peut-on utiliser cette attention pour parler d’un sujet complexe sans le simplifier à l’excès ? Et surtout, que se passe-t-il une fois le casque retiré ? PLAYI est né de cette curiosité, puis a grandi grâce aux réponses parfois enthousiastes, parfois exigeantes, rencontrées sur le terrain. La première expérimentation n’a pas immédiatement donné une entreprise prête à se déployer. Elle a ouvert un chemin : tester, écouter, recommencer et apprendre à faire de l’immersion un outil pédagogique plutôt qu’une démonstration technologique.
Une aventure portée par trois proches
Derrière PLAYI, il y a Noän, Corentin et Joris. Une histoire d’amitié ancienne, renforcée par un lien familial entre Noän et Joris, et trois façons différentes d’aborder les problèmes. Cette proximité ne rend pas l’entrepreneuriat plus simple, mais elle donne un langage commun et une confiance utile lorsque les journées s’allongent. Corentin et Noän ont aussi développé le projet en parallèle de leur BTS NDRC à Groupe Alternance Perpignan. Le podcast réalisé avec l’école raconte cette période où les cours, les rendez-vous commerciaux et la création de PLAYI avançaient en même temps.
“Être étudiant et entrepreneur en même temps n’est pas un frein.”
— Podcast PLAYI × Groupe Alternance Perpignan
Du premier casque à une expérience que l’on peut vraiment animer
Les premières séances ont rapidement montré une limite : une expérience peut impressionner sans transmettre grand-chose. Il fallait préparer l’entrée dans le module, donner un rôle aux personnes qui regardent, accompagner celles qui hésitent et organiser un vrai retour après l’immersion. Petit à petit, le casque s’est entouré d’une méthode. Les contenus ont été regroupés dans des mallettes, les appareils préparés en amont, les conducteurs d’animation écrits et les responsabilités mieux distribuées. Ce travail moins visible est devenu une part essentielle de la valeur de PLAYI.

Apprendre à dire non à la technologie pour la technologie
Toutes les idées ne nécessitent pas de réalité virtuelle. C’est une conviction acquise au fil des échanges. La VR est pertinente lorsqu’elle permet d’observer une situation difficile à reproduire, de prendre une décision, de changer de point de vue ou de s’entraîner dans un cadre sécurisé. Si elle ne transforme pas l’activité du participant, elle risque de devenir un décor coûteux. PLAYI commence donc par le public, l’objectif et le contexte. La technologie vient ensuite, avec la possibilité de combiner réalité virtuelle, réalité augmentée, tablette, jeu, oral ou médiation humaine selon le besoin.
Des thèmes sérieux, une approche qui donne envie d’entrer
Prévention, addictions, laïcité, discriminations, orientation, environnement ou prise de parole : certains sujets provoquent rapidement de la distance ou la peur de mal répondre. Le jeu et l’immersion créent un autre point de départ. Le participant fait, observe et choisit avant de mettre des mots sur son expérience. Cette mécanique n’efface ni la complexité du sujet ni la responsabilité de l’animateur. Elle permet simplement d’ouvrir une conversation autrement, avec un langage plus concret et une place réelle donnée au débrief.
- Faire vivre une situation que le support classique montre difficilement.
- Donner au participant une action ou un choix qui engage son attention.
- Prévoir une alternative pour celles et ceux qui n’utilisent pas le casque.
- Relier systématiquement l’expérience à un échange, une ressource ou une décision.
- Adapter les mots, la durée et le niveau d’accompagnement au public présent.

Grandir sans perdre la proximité
Le passage à des interventions plus larges a obligé l’équipe à documenter ce qu’elle faisait instinctivement : préparation des appareils, contrôle des versions, gestion des rotations, sécurité, rôle des animateurs, remontée des incidents et bilan. Cette formalisation permet aujourd’hui d’envisager plusieurs sites ou plusieurs équipes sans transformer chaque intervention en improvisation. Elle ne doit pourtant pas faire disparaître la proximité qui a lancé le projet. Une méthode utile reste assez précise pour sécuriser le déroulé et assez souple pour entendre le public.
La suite se construit projet par projet
PLAYI poursuit une ambition simple à formuler et exigeante à tenir : rendre la transmission de connaissances plus engageante, concrète et profondément humaine. Cela passe parfois par un casque, parfois par un jeu, une tablette ou une simulation orale. Le fil conducteur reste le même : comprendre le besoin, construire une expérience qui a du sens, la tester, l’animer puis apprendre de ce qui s’est réellement passé. L’histoire n’est donc pas terminée. Elle continue chaque fois qu’un établissement, une collectivité ou une entreprise arrive avec un public, une contrainte et une question qui n’a pas encore trouvé son bon format.
