
Prévention et jeunesse
Prévention puff au collège : un atelier pour faire participer les jeunes
PLAYI ·
Comment parler de la puff sans perdre l’attention des jeunes ? Des situations à explorer, un jeu qui invite à choisir et un échange animé : les repères pour préparer une intervention avec votre établissement.
« Juste une fois. Tout le monde essaie. » Cette phrase peut devenir le point de départ d’un atelier. Que répondre à un ami ? Qu’est-ce qui donne envie de suivre le groupe ? Comment garder sa place sans faire le même choix ? En partant d’une situation à discuter, la prévention de la puff devient un sujet auquel les jeunes peuvent prendre part.
Commencer par ce qui se joue vraiment
L’apparence du produit, les goûts annoncés, une vidéo sur les réseaux ou le regard des autres : il y a plusieurs portes d’entrée. Pour un collège, l’objectif est de choisir celle qui correspond au public. Une classe qui pose beaucoup de questions et un groupe qui banalise déjà le vapotage n’ont pas besoin du même point de départ.
Avant l’intervention, l’équipe éducative et PLAYI précisent les âges, les messages à aborder et la place de l’atelier dans l’action de prévention. Ce temps de préparation permet de choisir les situations, le vocabulaire et les questions du débrief.
Un repère santé clair, sans discours alarmiste
Une puff est une cigarette électronique. Les liquides peuvent contenir ou non de la nicotine. Lorsqu’elle est présente, la nicotine peut entraîner une dépendance ; l’absence de nicotine ne permet pas de présenter le vapotage comme sans risque. Ces repères viennent des informations de l’Organisation mondiale de la Santé, et non d’une mesure réalisée par PLAYI.
Dans l’atelier, ces informations servent à poser des questions compréhensibles : qu’est-ce qu’une dépendance ? Pourquoi l’apparence d’un produit ne suffit-elle pas à connaître ses risques ? L’animateur relie les échanges aux messages préparés avec l’établissement. Les questions de santé individuelles sont orientées vers les professionnels et les ressources compétents.
Faire jouer les choix, puis prendre le temps d’en parler
PLAYI associe jeu pédagogique, mises en situation et animation humaine dans ses interventions de prévention. Un quiz invite à réagir ; une activité fait prendre une décision ; une situation ouvre plusieurs réponses possibles. L’immersion et les supports interactifs se choisissent selon l’âge, le lieu et l’objectif du groupe.

Le jeu fournit un point de départ commun. Le débrief lui donne sa portée pédagogique : pourquoi cette réponse ? Qu’aurait-on pu dire autrement ? Quelle influence reconnaît-on ? Les jeunes peuvent écouter une autre manière de penser et chercher leurs propres mots, sans être invités à raconter publiquement une situation personnelle.
La place de l’animateur dans le jeu
Pendant une activité, une réponse peut surprendre ou une question rester en suspens. L’animateur aide à revenir sur ce qui a été vu et à distinguer une opinion, une information et une pression sociale. Il peut demander au groupe de reformuler une réponse ou d’imaginer une autre issue. Cette médiation donne une place aux échanges dans le déroulé : elle se prépare avec l’établissement, au même titre que les supports et les rotations.

Le rôle des encadrants de l’établissement est lui aussi précisé en amont. Qui accompagne les groupes ? Qui reprend une question après la séance ? Quelles ressources peut-on proposer ? Un cadre connu de tous permet d’articuler l’intervention et le travail déjà mené dans la structure. Le sujet puff peut ainsi trouver sa place dans une action de prévention existante, avec des messages choisis ensemble.
Prévoir le temps autour de l’activité
Pour organiser une séance, le créneau ne se résume pas au temps passé dans un jeu. L’accueil, la découverte des supports, les transitions entre les groupes et le débrief font partie de l’intervention. Ces moments sont à mettre en regard de la salle disponible et de l’effectif. Demandez une proposition qui explicite le déroulé et les responsabilités : votre équipe pourra alors préparer les groupes et comparer les formats sur des bases concrètes.
“La nicotine est très addictive.”
— Organisation mondiale de la Santé — Tabac : cigarettes électroniques, 19 janvier 2024
Trois questions pour ouvrir la discussion
- Qu’est-ce qui rend un produit attirant, même lorsqu’on connaît certains risques ?
- Comment répondre à « tout le monde le fait » sans entrer dans une confrontation ?
- Vers quel adulte ou quelle ressource se tourner lorsqu’on a une question sur la puff ?
Ces questions sont des exemples de travail, pas un questionnaire destiné à repérer les consommations individuelles. Elles aident à préparer un échange respectueux, où participer ne signifie pas devoir se confier.
Un déroulé facile à comprendre pour votre équipe
- Poser le cadre : présenter le sujet, les règles d’échange et les activités, puis recueillir les premières représentations.
- Vivre une activité : répondre, explorer une situation ou faire un choix à travers les supports retenus.
- Débriefer : discuter des décisions et les relier aux influences, aux risques et aux ressources de prévention.
- Prolonger : identifier les messages à reprendre avec l’équipe éducative et les questions qui méritent un suivi.
La séance peut prendre place dans un temps fort santé, une action de vie scolaire ou un programme jeunesse plus large. Le format, les supports et les rotations sont définis avec votre structure. Lorsqu’une restitution via Compagnon est retenue, les réponses et indicateurs de session utiles sont précisés dès le cadrage.
Ce qu’il faut comparer avant de choisir une intervention
- Le public : âges, niveaux de classe, nombre de groupes et adaptations nécessaires.
- L’objectif : comprendre les risques, travailler la pression du groupe, ouvrir le dialogue ou articuler plusieurs sujets de prévention.
- L’animation : qui accompagne les jeunes, quelle place est donnée au débrief et comment les questions sensibles sont orientées.
- L’organisation : salle, créneaux, rotations, matériel et solution prévue pour les participants qui n’utilisent pas de casque.
- La restitution : ce qui sera transmis à l’établissement et ce qui pourra être repris après la séance.
Ces éléments rendent une proposition plus facile à lire et à comparer. Ils évitent de choisir un dispositif sur la seule présence d’un casque ou d’un écran. Une activité qui attire les jeunes a besoin d’un cadre, d’une personne pour l’animer et d’un lien clair avec votre objectif.
Organiser une intervention avec PLAYI
Vous souhaitez aborder la puff dans votre collège, votre lycée ou votre structure jeunesse ? Transmettez votre commune, l’âge du public, les classes ou groupes concernés et la période souhaitée. Ajoutez les questions que vous voulez travailler : ce sont elles qui permettent de construire une intervention qui parle à vos jeunes.
Donner une suite à la séance
Un échange avec l’équipe éducative permet de préparer les messages à reprendre, les ressources à partager et les questions à approfondir. La restitution porte sur les activités et les réponses de session définies avec votre structure. Un effet sur les consommations ou les comportements dans la durée demanderait une évaluation dédiée.
